Bien… Non. Comment ? Bah pourquoi donc ?
Le
pitch de présentation des Nordistes de
PROGRESS m’avait pourtant mis en garde, le style n’est qu’« orienté metal » mais si la réflexion qui suit intervient en pleine écoute de «
Breathing », elle n’est finalement le fruit que d’une succession de disques de
metalcore (
STRIVERS pour le dernier en date) qui m’amènent à penser que le préfixe
metal devrait être supprimé au profit d’autre chose, quoi, je ne le sais pas encore… « alcalinecore », « manganèsecore », « nickelcore », « cuivrecore » pour les groupes roumains (aye, j’ai franchi la ligne rouge sur ce coup), tout sauf
metal.
Aussi un avertissement, en guise de préambule, me semble être à propos : le titre « Belief » a beau avoir été masterisé par l’ingénieur son de
FAITH NO MORE,
SEPULTURA ou
RHAPSODY, il y a beau y avoir dans certaines harmonies de guitares (« Revelation » ; « Brainstorm ») un fond de
heavy inspiré d’
IRON MAIDEN, nous aurons beau entendre des références à
ARCH ENEMY voire dans une moindre mesure
LAMB OF GOD, je doute fortement que l’amateur
lambda de musiques dites extrêmes s’y retrouve. J’ai fait le test avec un entourage proche, personne ne m’a dit, droit dans ses bottes : « j’adore ». Ok, je ne connais sans doute que de sombres cons, des vieux, des esprits étroits, moi en tête de gondole. Peut-être que de plus jeunes personnes apprécieront découvrir ce nouveau groupe, cela étant finalement l’objectif principal de cet article.
Il y a évidemment du positif dans ces cinq compositions, notamment le sérieux avec lequel les musiciens s’impliquent, la qualité sonore, l’
artwork futuriste à base d’androïde, tout cela envoie des messages forts quant aux ambitions de
PROGRESS, ce travail semblant d’ailleurs déjà porter ses fruits avec notamment des premières parties de
BLACK BOMB A et de
DAGOBA, ce n’est pas rien, beaucoup en rêveraient. Cependant, le rendu global me semble encore trop à cheval entre différents styles, rendant possiblement difficile l’intégration sur une scène en particulier. L’approche est mélodique, avec de nombreux solos, mais ce n’est pas assez
death, le chant est
screamé, sans aucune voix claire (très bon point), et les breaks sont nombreux mais la dimension purement
hardcore est insuffisamment exploitée pour correspondre aux canons du genre. Il y a des influences
heavy, comme je le disais plus haut, mais cette fois c’est la voix hurlée qui fermera la porte aux amateurs potentiels, plus adeptes de vocalises enlevées… C’est compliqué, du moins ça l’est pour moi car, en définitive, ce qui ressort c’est que je suis dans l’incapacité de comprendre ce disque, ses valeurs, sa cible. J’y reconnais une certaine maîtrise, des variations, chacune des compositions fonctionnant indépendamment les unes des autres tout en conservant une homogénéité d’ensemble. De plus, les membres ont la ressource nécessaire pour écrire des chansons dépassant allègrement les six minutes (« Brainstorm »), ce qui témoigne souvent d’une profondeur des idées, d’un savoir-faire en termes d’écriture.
Le mieux est encore que vous vous fassiez une opinion par vous-mêmes.
Par gulo gulo
Par BBB
Par gulo gulo
Par AxGxB
Par Jean-Clint
Par Sosthène
Par Sosthène
Par AxGxB
Par gulo gulo
Par Ikea
Par gulo gulo
Par AxGxB
Par Ikea
Par witch99
Par Jean-Clint