Est-ce que
PROGRESS a progressé depuis son premier EP
Breathing ? Déjà, pas au niveau de sa communication puisque le message qui accompagnait la demande d’article reprend exactement les mêmes éléments de langage que ceux utilisés en 2024, notamment l’information concernant la masterisation d’un titre par un gros studio américain… Sauf que le titre en question n’est pas sur
Big Mouth. Allez, je passe outre, je comprends que les mecs soient fiers de cela, j’aurais juste apprécié qu’on me fournisse de nouvelles données.
Je passerai également outre la pochette avec un clown. Depuis les réadaptations de « It » au cinéma ou en série et le phénomène « Terrifier », c’est devenu une figure de l’horreur assez commune même si, en l’occurrence, le bras bionique permettra de poursuivre la logique de l’illustration précédente. Cette forme de continuité dans l’esthétique se retrouvera-t-elle dans la musique ? Oui, aussi est-ce que je pourrais globalement reprendre mes observations de l’année dernière, à savoir que les Amiénois mélangent toujours des inspirations
heavy metal dans le jeu des guitares (« Rip Out My Eyes » par exemple) avec une approche davantage
metalcore au niveau des vocaux ou des structures et des nombreux
breaks, ce qui rend l’ensemble parfaitement abordable pour les oreilles les plus chastes mais néanmoins désireuses de se frotter à quelque chose de costaud.
Cependant, si la bande poursuit sur sa trajectoire initiale, il me semble toutefois que les musiciens ont techniquement progressé, ce qui entraîne une densification des morceaux : les guitares jouent souvent des lignes distinctes indépendantes avec même quelques incursions solos maîtrisées, la basse se fait davantage entendre, ses attaques apportant dynamisme et
groove, le chant se montre également plus assuré dans ses
screams, autant d’améliorations qui sauteront aux oreilles dès l’introduction « Rebirth ». Par conséquent, sans parler d’évolution, affirmer que le style s’est bonifié sera légitime et ce même si je ne suis toujours pas la cible de ce
metal moderne pour lequel, à partitions égales, je préférais écouter un chant résolument
heavy, sachant que c’est aussi cette ambivalence qui forge la personnalité de
PROGRESS.
En définitive, le bilan global est largement au bénéfice des Français qui, s’ils poursuivent dans cette voie, pourraient bien créer la surprise dans les années qui viennent. Peut-être qu’un LP permettrait d’asseoir la réputation et de passer au stade supérieur car si le
metalcore est un met répandu dans nos contrées, l’approche
heavy mélodique qui est ici proposée se fait rare. Un effort significatif est réalisé pour éviter de coller des arythmies et des riffs en deux cases de partout au profit de développements plus ambitieux, une position méritante qui mérite les encouragements.
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