De l’Abîme Naît l’Aube - Rituel : Initiation
Chronique
De l’Abîme Naît l’Aube Rituel : Initiation
Né entre France et Suisse, De l’Abîme Naît l’Aube (DANA) façonne depuis 2018, dans l’ombre, un projet à la fois conceptuel et introspectif.
Avec ce premier album, Rituel : Initiation, De l’Abîme Naît l’Aube m’emmène à la croisée du post-black et du black metal atmosphérique, teinté de nuances dépressives et d’influences folkloriques.
Cet album m’entraîne dans un univers transcendant et hypnotique, un véritable rituel chamanique : un parcours initiatique de 52 minutes composé de cinq titres qui se déploient progressivement, chacun prenant le temps d’installer sa tension et ses ambiances.
Les deux chanteurs, Sébastien et Fantine, ne se contentent pas de chanter : ils incarnent complètement les émotions. Leur chant, parfois en écho, parfois superposé, révèle une richesse de contrastes entre les voix cristallines et les growls puissants, sans oublier les chants plaintifs très dsbm, qui me touchent à vif.
S’il puise son essence dans le post-black, Rituel : Initiation ne repose pas sur les riffs lourds et les blasts typiques du black metal, mais plutôt sur la respiration et l’incantation. Pour moi, avant même d’être technique, c’est un album sensoriel : il fait passer les émotions, il se vit.
Les guitares ne cherchent pas à dominer : elles construisent une ambiance éthérée qui sonne comme dans un rêve et laissent l’espace aux voix et aux éléments folkloriques. Parfois elles se font plus lourdes, plus insistantes, et me guident à travers la transe, marquant les passages où l’émotion gagne en intensité.
La batterie agit comme un cœur battant. Ni démonstrative, ni envahissante, elle évoque le tambour chamanique qui rythme les rituels : répétitive, profonde, et soutient l’hypnose rythmique en donnant à l’ensemble une structure, sans jamais s’imposer.
La basse, plus subtile, ajoute un contraste aux morceaux. Elle soutient, s’efface, reste discrète ou donne de la force.
L’album me transporte dans un univers hors du temps. Les émotions s’enchaînent : je ressens la fébrilité, la faiblesse qui mue petit à petit en une force qui grandit, puis explose et, bien sûr, cette énergie animale presque sauvage qui emporte tout sur son passage.
Pour moi, DANA n’est pas qu’une simple immersion : c’est une expérience d’introspection, un retour à soi-même. Les musiciens nous guident dans un voyage sonore intense et profond où la lumière émerge de la traversée des profondeurs de l’âme ; « Car de l’abîme naît l’aube »… Cet album laisse derrière lui une clarté née de nos propres ombres.
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4 COMMENTAIRE(S)
citer | Ca me plaît ce groupe, merci de la découverte.
Pour la blague, il m'a fallu un peu de temps mais c'est bon, je l'ai :-) |
citer | gulo gulo a écrit : Paraît que c'est une vraie tribu, ce groupe ?
:-D ahah ! Je ne peux que souscrire à cette blague. |
citer | Paraît que c'est une vraie tribu, ce groupe ? |
citer | Bienvenue dans l'équipe  ! |
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4 COMMENTAIRE(S)
27/02/2026 11:11
Pour la blague, il m'a fallu un peu de temps mais c'est bon, je l'ai :-)
26/02/2026 19:10
:-D ahah ! Je ne peux que souscrire à cette blague.
26/02/2026 18:00
26/02/2026 14:40