chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
331 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

The Silent Agony - Silence Of Insanity

Chronique

The Silent Agony Silence Of Insanity
Avant de commencer cette chronique, présentons un peu nos amis parisiens (qui a dit " têtes de chiens " ?!) de The Silent Agony… Automne 2000 : Synoptia est mort… Pierre, le guitariste chanteur décide alors de fonder The Silent Agony qui se fait, dans un premier temps, remarquer par ses prestations scéniques et son appartenance au collectif Epsilon qui regroupe ,entre autres, des groupes comme Dying Tears, Anthemon ou The Old Dead Tree. Puis, dès 2001, ils composent et enregistrent ce " Silence of Insanity ". Reste alors à décrocher un contrat et c'est Thundering qui aura le privilège de signer le groupe et de mettre, enfin, cet album sur le marché au courant de l'année 2003.

J'ignore si l'idée est venue du groupe ou du label, mais le qualificatif de " neogoth " ne m'a pas encouragé à découvrir leur musique ! Il faut bien dire que ce terme est bien peu attirant pour un auditeur de mon espèce, allergique à toutes formes de neo, emo, nu et autres spécialités d'outre-atlantique ! C'est donc après plusieurs semaines d'indifférence que je me suis enfin décidé à introduire la galette dans ma chaîne hi-fi pour découvrir ce que cachait leur silence. Et force est de reconnaître alors que The Silent Agony pratique bien autre chose que ce à quoi je m'attendais ! C'est dans un sentiment mêlé de bonheur, d'incrédulité voire même d'incompréhension face au choix de ce " neogoth " que s'effectue ma première (qui ne sera pas la dernière !) rencontre avec la musique du groupe.

La chose qui frappe l'oreille en premier (et le plus fort) est la profondeur et la justesse du chant clair, pilier sur lequel reposent des atmosphères tristes, sombres et torturées et principal vecteur de l'émotion au sein de la musique du combo parisien. Une musique psychotique, par moments froide, quelquefois glaciale, mais qui reste malgré tout point trop complexe sans pour autant sombrer dans la facilité d'un Type O Negative. Elle sait aussi préserver quelques instants de chaleur et de pur pathos, notamment lorsque le groupe calme son jeu. Ces nombreux passages calmes (du moins par rapport à la tonalité générale qui anime le reste de l'album), plus rock que metal, sont d'ailleurs le point fort de cette œuvre. Car il faut bien avouer que les moments où les musiciens s'énervent sont plus insipides et éculés… Non que la face violente de ce disque soit de mauvaise facture mais, tout de même, on tombe alors dans des plans foncièrement moins originaux qui viennent justifier l'expression " neogoth ", enfin du moins le préfixe " neo ". Non, vous ne tomberez pas à genoux devant la complexité et l'originalité des riffs ou du chant crié mais, comme je l'ai dit plus tôt, The Silent Agony possède bien d'autres atouts pour satisfaire vos oreilles sensibles…

Au final, ce que proposent nos parisiens est un voyage à travers des paysages désolés, un aller simple vers les antres de la dépression, des introspections maladives d'un inconscient névrosé, des évocations d'une souffrance impalpable, une ambiance sèche, aride comme cette amertume que laisse dans la gorge ce curieux mélange de colère, de mépris, de déception et de désespoir suivant la trahison de l'un de vos proches. C'est tout cela que l'on retrouve dans leur obsession du s(S?)ilence, de la folie des hurlements de " Depressed " à la tristesse, belle et sincère, régnant sur d'autres titres. Si aucun des titres de ce " Silence of Insanity " ne peut prétendre au rang de chef d'œuvre, c'est malgré tout une grande et constante qualité qui est de mise sur chacun de ses morceaux dont on se surprend, quelques heures ou quelques jours après l'écoute de l'album, à en fredonner les mélodies vocales (claires) les plus significatives.

Un bien beau début, donc, qui laisse présager de bien bonnes surprises… Espérons que le groupe saura faire évoluer sa musique pour encore nous surprendre.

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
The Silent Agony
Metal psychotique dépressif
2003 - Thundering Records
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs : (1)  7.5/10
Webzines : (3)  8.02/10

plus d'infos sur
The Silent Agony
The Silent Agony
Metal psychotique dépressif - 2000 - France
  

tracklist
01.   [in]hibited
02.   Disconnect me
03.   Insane
04.   Resentment
05.   My Fate
06.   Away
07.   Redeemer
08.   7th dK
09.   Emotional disorder
10.   Depressed
11.   Just Waiting

Durée : 56 min.

line up
Helloween
Rabbit Don't Come Easy
Lire la chronique
Purulent Remains
Abhorrent Putrefaction (EP)
Lire la chronique
À Terre
Embrasser la nuit
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Juin 2026
Jouer à la Photo mystère
Moongates Guardian
Come Shadow of My End
Lire la chronique
Funebrarum
Beckoning The Void Of Etern...
Lire la chronique
Deftones
Koi No Yokan
Lire la chronique
Funebrarum
Exhumation Of The Ancient (EP)
Lire la chronique
Pearl Jam
Dark Matter
Lire la chronique
Flesh Libido
Flesh Libido
Lire la chronique
Darkthrone
Pre-Historic Metal
Lire la chronique
Brutal Swamp Fest 4
Benighted + Bio-Cancer + Cr...
Lire le live report
La photo mystère du 16 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
Metal Noz 3 - Live Report
Lire le podcast
Abscess
Through The Cracks Of Death
Lire la chronique
Moonchild Trio
Six Litanies for Heliogabalus
Lire la chronique
Red Hot Chili Peppers
Freaky Styley
Lire la chronique
Treponem Pal
Higher
Lire la chronique
Winterfylleth
The Unyielding Season
Lire la chronique
Skin Chamber
Wound
Lire la chronique
Corpus Offal / Undergang
Corpus Offal / Undergang (S...
Lire la chronique
Brozerz
PFFFFFF (Démo)
Lire la chronique
Këkht Aräkh
Morning Star
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
Putrisect / Funebrarum / Interment
Pestilential Winds (Split 7")
Lire la chronique
Naked City
Leng Tch'e
Lire la chronique
Pulling Teeth
Vicious Skin
Lire la chronique
Deftones
Diamond Eyes
Lire la chronique
Gaerea
Loss
Lire la chronique
Nine Inch Nails
Broken (EP)
Lire la chronique
La photo mystère du 15 Avril 2026
Jouer à la Photo mystère