chargement...

haut de page
Remontez pour accéder au menu
173 visiteurs :: Invité  » se connecter  » s'enregistrer

Huntress - Starbound Beast

Chronique

Huntress Starbound Beast
La sortie l'année dernière de Spell Eater, premier full-length de Huntress, avait fait jaser, les critiques n'y voyant qu'un prétexte pour exhiber les formes affriolantes de la séduisante chanteuse Jill Janus, entourée d'opportunistes au look 70s décidément très à la mode. Si celle-ci ne m'avait pas laissé indifférent, j'avais, moi, surtout retenu un groupe de heavy talentueux au potentiel réel, qui montrait déjà de la personnalité, en particulier par le biais de sa frontwoman théâtrale, tout sauf une greluche sans âme. J'étais ainsi un des rares à soutenir Huntress. La prestation convaincante des Américains en première partie de Dragonforce achevait de me rallier à leur cause.

Quand j'eus connaissance de la sortie d'un nouvel album, toujours chez les Autrichiens de Napalm Records, j'avoue toutefois avoir eu quelques doutes. Déjà un nouvel opus?! Je ne suis jamais confiant quand un groupe enchaîne les sorties, rarement un bon signe. Starbound Beast est heureusement un très bon contre-exemple. Plus abouti que Spell Eater, ce deuxième full-length nous présente un combo qui ne s'est pas reposé sur ses lauriers, les musiciens s'améliorant dans tous les domaines pour nous pondre un excellent album de heavy à l'ancienne, auréolé d'une jolie pochette illustrant l'ambiance assez spatiale de l'œuvre. Du heavy old-school typé années 1980 mais modernisé par une production claire et puissante et qui joue dans la cour dark inspirée de Mercyful Fate avec quelques touches maideniennes, un peu à l'instar d'In Solitude. Si les riffs restent ultra classiques, c'est du solide avec du bon vieux mid-tempo headbangant efficace en diable, pimenté de quelques accélérations thrashy comme sur "Zenith". On note toutefois une baisse de la vitesse moyenne par rapport à Spell Eater qui allait jusqu'à nous offrir des blasts, ce qui n'entame en rien la qualité de Starbound Beast, plus homogène que son grand frère. Car si ce dernier pouvait se targuer de quelques gros tubes, tous les morceaux n'étaient pas indispensables. Alors que sur Starbound Beast, aucun morceau ne se détache vraiment (même si j'ai un gros faible pour le title-track). Les dix pistes (pour un total de 45 minutes) forment ainsi un tout. Que des bons morceaux qui nous font secouer la tête et voyager au travers d'une ambiance parfois spatiale que l'introduction "Enter The Exosphere" et le break cosmique aérien du titre de clôture "Alpha Tauri" mettent particulièrement bien en exergue.

Le feeling mélodique y fait également beaucoup. Est-ce dû à l'arrivée de Anthony Crocamo (DarkBlack) au poste de deuxième guitariste à la place de Ian Alden, désormais détenteur de la basse suite au départ de l'ex-Skeletonwitch Eric Harris? Non, car c'est toujours Blake Meahl qui tient la lead guitar. Et le bonhomme s'est montré des plus inspirés, prouvant son savoir-faire sur un festival de solos tous plus réussis les uns que les autres. Vraiment du très bon boulot d'autant que c'est un secteur capital dans le heavy. De là à faire de l'ombre à Jill Janus? Pas loin! Mais l'Américaine a elle-aussi franchi un palier sur ce nouvel album. Elle m'avait déjà impressionné lors de la sortie de Spell Eater grâce à un registre varié et une performance théâtrale, elle en remet une couche sur Starbound Beast. Si son panel vocal se fait toujours aussi large, d'un timbre heavy classique aux shrieks de sorcière en passant par quelques growls bestiaux afin de rentrer à fond dans son personnage, c'est plutôt la qualité de ses lignes de chant, à la fois catchy et travaillées, qui m'a épaté (préférence à nouveau pour "Starbound Beast"). Elle qui était parfois juste sur certains passages de l'opus précédent (confirmé en live) sait de mieux en mieux chanter. Ce n'est pas encore Leather Leone mais les progrès me semblent bien réels malgré l'incertitude due aux retouches studio probables. Quant aux paroles, c'est encore une réussite entre sorcellerie, occulte, fantasy et chasse érotique. N'est-elle pas à croquer d'ailleurs quand elle chante "I Want To Fuck You To Death", morceau dont les paroles savoureuses ont été écrites par Lemmy Kimister de Motörhead que Jill connait depuis son passage dans le cover band Chelsea Girls?

On dit souvent que le troisième album est l'album de la maturité chez un groupe. Pour Huntress, c'est déjà le cas au bout du deuxième. Sans être novateur ni complètement renversant, Starbound Beast n'en reste pas moins un très bon album de dark heavy old-school bourré de bonnes mélodies, de riffs efficaces, de lignes de chant envoûtantes et sachant instaurer une vraie ambiance. Starbound Beast confirme ainsi sans peine tout le bien que je pensais du combo. Il a même su aller au-delà. Huntress s'est concentré sur la musique et a délaissé la promotion racoleuse de son premier opus. Suffisant pour faire taire les mauvaises langues ? Je l’espère. Au pire, qu’est-ce qu’on s’en fout ?! Huntress et Jill Janus font leur truc et le font bien, tout en y prenant du plaisir. Et moi avec!

DONNEZ VOTRE AVIS

Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.

AJOUTER UN COMMENTAIRE

 
Vous devez être enregistré(e) et connecté(e) pour participer.
Huntress
Heavy Metal
2013 - Napalm Records
notes
Chroniqueur : 8/10
Lecteurs :   -
Webzines : (25)  7.12/10

plus d'infos sur
Huntress
Huntress
Heavy Metal - 2007 † 2018 - Etats-Unis
  

écoutez
vidéos
Zenith
Zenith
Huntress

Extrait de "Starbound Beast"
  

tracklist
01.   Enter The Exosphere
02.   Blood Sisters
03.   I Want To Fuck You To Death
04.   Destroy Your Life
05.   Starbound Beast
06.   Zenith
07.   Oracle
08.   Receiver
09.   Spectra Spectral
10.   Alpha Tauri

Durée : 45'37

line up
parution
1 Juillet 2013

voir aussi
Huntress
Huntress
Spell Eater

2012 - Napalm Records
  

Essayez aussi
Traveler
Traveler
Traveler

2019 - Gates Of Hell Records
  
Black Sabbath
Black Sabbath
Sabbath Bloody Sabbath

1973 - Vertigo
  
Mahakala
Mahakala
The Second Fall

2017 - Supreme Music Creations
  
Eternal Champion
Eternal Champion
The Armor Of Ire

2016 - No Remorse Records
  
Haunt
Haunt
Burst Into Flame

2018 - Shadow Kingdom Records
  

Damageplan
New Found Power
Lire la chronique
Treponem Pal
Higher
Lire la chronique
Winterfylleth
The Unyielding Season
Lire la chronique
Skin Chamber
Wound
Lire la chronique
Corpus Offal / Undergang
Corpus Offal / Undergang (S...
Lire la chronique
Brozerz
PFFFFFF (Démo)
Lire la chronique
Këkht Aräkh
Morning Star
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Mai 2026
Jouer à la Photo mystère
Putrisect / Funebrarum / Interment
Pestilential Winds (Split 7")
Lire la chronique
Naked City
Leng Tch'e
Lire la chronique
Pulling Teeth
Vicious Skin
Lire la chronique
Deftones
Diamond Eyes
Lire la chronique
Gaerea
Loss
Lire la chronique
Nine Inch Nails
Broken (EP)
Lire la chronique
La photo mystère du 15 Avril 2026
Jouer à la Photo mystère
Bong-Ra
Esoterik
Lire la chronique
Bong-Ra
Black Noise
Lire la chronique
Occupational Hazard Tour 2026
//Less + Unsane
Lire le live report
Nature Morte
Still Life
Lire la chronique
Red Hot Chili Peppers
The Red Hot Chili Peppers
Lire la chronique
La photo mystère du 1 Avril 2026
Jouer à la Photo mystère
Putain de tristesse
Nous Sommes Brûlés
Lire la chronique
Darkthrone
It Beckons Us All.......
Lire la chronique
Sastruggi
Echoes From The Deep Valley...
Lire la chronique
Keys To The Astral Gates And Mystic Doors
Anathema (Démo)
Lire la chronique
Deftones
Saturday Night Wrist
Lire la chronique
Interview d'Emmanuel Haeussler pour son livre « Piece Of My Mind »
Lire l'interview
La photo mystère du 16 Mars 2026
Jouer à la Photo mystère
10 ans de vidéo SAKRIFISS / Le top 50 des groupes marquants
Lire le podcast
Moonchild Trio
Astronome
Lire la chronique
MusikÖ_Eye FEST #3 : DOUCEUR NOIRE
Aorlhac + Bliss Of Flesh + ...
Lire le live report