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Raein - Il N'y A Pas De Orchestre

Chronique

Raein Il N'y A Pas De Orchestre
Raein est comme Sigh.

J'en ai mangé, j'en mange et j'en mangerais encore. Seulement, quand arrive le moment de rendre justice et de taper avec le maillet sur la table en disant « Ouais, c'est super ! ». Là, le vide, le trou noir, la page blanche suprême. Comme pour Sigh, je me tâte, j'écris trois lignes, j'enregistre, j'efface, j'écris vingt lignes, j'efface... Ne pas réussir à écrire quelque chose à propos d'un album nul est logique. Pas envie de perdre du temps. Même chose quand c'est moyen et qu'on ne peut qu'empiler les phrases clichées « Et là y'a ça, et ici y'a ci ». Mais quand c'est un album qu'on adore, je dois vous avouer que ça m'angoisse un peu. Comment ? Pourquoi ?

J'ai une théorie. Possiblement, ces albums sont tellement riches et il faut tellement de temps pour réussir à en saisir la substance qu'il est difficile d'en parler. On croit tenir la vérité sur eux, parce qu'on a ressenti telle émotion à un instant T, parce qu'on a vu telle image un beau jour. Et puis le lendemain, on verra autre chose. Ils possèdent un nombre si déclinable de lectures, de relectures et de compréhensions diverses et variées qu'on n'arrive tout simplement pas à faire le tri dans notre tête. Le jeudi, « Il n'y a pas de orchestre » donne envie de se pendre. Le samedi, il donne envie d'aller courir nu sous la pluie. Le lundi, il donne juste envie de rester chez soi et de lire.

Oh, n'allez pas croire que tous les albums procurent ce genre d'effets. Si c'est si complexe à décrire, c'est justement parce que la richesse qui émane de ces morceaux est indubitablement peu commune. Il faut des ingrédients spécifiques à ce genre de réussites rarissimes : des titres qui se laissent éplucher écoutes après écoutes, des instants fugaces et cachés qu'on ne saisira qu'après un certain temps, des mélodies qui ne lassent jamais. Ce n'est pas si simple que ça en a l'air d'avoir composé ces dix titres qui resteront dans les annales comme ceux composant un des meilleurs LP de Screamo. À jamais.

La question qui reste en suspension au dessus de cet opus, c'est de savoir si les Italiens de Raein se sont arraché les cheveux tous les soirs sur leurs compositions pour qu'elles aient cette perfection ou s'ils se sont contenté de sortir leur cœurs de leurs poitrines et de brancher le câble Jack à la place de l'artère aorte pour tout livrer, tout donner, jusqu'au plus profond d'eux et sans une once d'artifices. Vous voulez que je vous dise, la réponse importe peu. Je ne compte pas énumérer les arguments, les arrangements et les détails techniques qui seraient censés vous convaincre que cet album est grand. Pas avec Raein qui mérite franchement mieux qu'un texte rempli de chronométrages et de termes comme « Tremolos », « distorsion » ou «  blast ». Nous allons faire simple et direct comme l'est ce disque, dans l'espoir que la chronique touche en plein dans le mille, en provoquant chez vous l'incompressible déclic qui vous fera écouter l'extrait. Et que, par la suite, cet extrait vous fasse autant d'effet qu'il m'en a fait. Simple non ?

« Il n'y a pas de orchestre » est tout ce que l'humain peut offrir de complexité, de puissance, de beauté et de sincérité. Si l'homme était une pierre précieuse, cet album serait le moment de sa genèse, à l'instant où il est encore brut. Le tailler, le peaufiner, le vêtir n'est pas le but. Le but est de l'admirer dans son état le plus primaire et donc, le plus frontal. Probablement aussi, le plus touchant. Que ce soit un amour, une tristesse où une colère, Raein la retranscrit musicalement dans sa version la plus infinie, la plus pure, la plus bestiale et par conséquent la plus forte.

Finalement, aujourd'hui, là où la page restait blanche d'habitude, les idées ont fusé en moins de temps qu'il ne faut pour le dire. Encore une preuve s'il en est que ce disque est imprévisible dans les émotions et les pensées qu'il peut procurer. Encore une preuve de plus qui devrait vous pousser à vous jeter dessus corps et âme en une seule pulsion indivisible.

« It Is Just Not Music For The Most Of Us,
A Recollection of Hope And Broken Dreams
That Can Leave You Filled With Anger, Grief, Joy, Frustration And Love
It Flow From Our Hearts »

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Raein
notes
Chroniqueur : 10/10
Lecteurs :   -
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Raein
Raein
Screamo - 2002 - Italie
  

tracklist
01.  The Tree
02.  The King Is Dead
03.  From 3 To 1 In 2 And 4
04.  Il N'y A Pas De Orchestre
05.  Tetraedycal Fluctuating Faster Than The Speed Of Light
06.  Artmachine Observation Tower
07.  Miss Kelly Dathe
08.  Tigersuit
09.  She Wears My Blood
10.  I Was Fine Before You Came

Durée : 26.54 min.

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